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  • Valérie CAILLIEZ

Et si les réseaux sociaux disparaissaient...


Les réseaux sociaux que nous connaissons aujourd’hui semblent en quête d’un nouveau souffle. Leur modèle économique est mis à mal avec la récession qui pointe son nez. En effet, leurs ressources reposant essentiellement sur les revenus publicitaires pour nombre d’entre eux, les temps sont durs quand la croissance tousse. Et que dire si la décroissance s’installe ? Les budgets publicitaires sont les premiers touchés en général.


Au-delà de la bouderie des annonceurs, c’est aussi un partage de gâteau qui oblige chacun à revoir ses prétentions d’hégémonie à la baisse. La concurrence s’est intensifiée, alors non seulement le budget publicitaire global fond comme la calotte glaciaire mais en plus il doit être partagé entre les Facebook, Instagram et autre Tik Tok. Dévissage en bourse, licenciements en masse, c’est un sale temps pour les réseaux.


Et leur public direz-vous ? Toujours présent. Enfin, pas toujours au même endroit pour être honnête. Chaque réseau social nouveau prenant peu à peu l’aval sur ses prédécesseurs, c’est une guerre sans merci de l’influence et une chasse féroce aux créateurs de contenus pour attirer ou retenir les membres.


Est-ce la fin d’un modèle ? S’intéresser à la vraie fausse vie de la dernière égérie du web a-t-il encore du sens dans un monde en crise ? A-t-on envie d’écouter les conseils orientés d’un influenceur sous influence, financé par une marque en quête de nouveaux clients ? Les réseaux ne sont-ils pas le plus beau reflet de la société consumériste que nous avons créée ?


Une fracture semble poindre son nez. D’un côté les addicts des stories et autres réels vides d’intérêt, hypnotisés par la variété d’un fil sans fin d’inepties rigolotes mélangées à des images de chats et autres défis sportifs. De l’autre, les contenus riches d’informations culturelles, économiques, écologiques, historiques … entre information nouvelle génération et pédagogie revisitée. Sommes-nous face à un monde à deux vitesses ou simplement à deux offres qui se complètent selon nos envies de nourritures intellectuelles pour comprendre le monde ou de divertissement pour l’oublier ?


Que restera-t-il de ces réseaux qui glorifient les stats sur les followers et les likes et ne sont pas vraiment des outils sociaux ? Utiles par temps de confinement, ne sont-ils pas des obstacles à la vraie vie ? Sont-ils réellement le reflet de ce que nous voulons vivre demain ?


Sous couvert de liberté d’expression, ils véhiculent toujours plus de messages de haine et de fausses vérités. Ils nous rendent dingues et fragilisent l’équilibre des enfants, petits et grands.


Peut-on envisager un monde de proximité avec des réseaux planétaires ? L’audience des créateurs est-elle le reflet de la pertinence de leur offre dans un monde en totale évolution ?


Finalement les réseaux sociaux appartiennent-ils déjà au monde d’hier ? Et surtout voulons-nous les importer tels quels dans le monde d’après ? Ne serait-il pas temps d’imaginer d’autres contenus ? D’autres modérations ? D’autres modèles économiques ?


Cette Hypothèse de Futur débute avec la fin des réseaux que nous connaissons et ouvre la porte à d’autres initiatives, encore plus créatives et fédératrices. Comme à chaque fois, elle questionne et ne détient aucune vérité.


Et vous, comment imaginez-vous l’avenir des réseaux sociaux ?





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