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  • Valérie CAILLIEZ

Et si nous n'achetions plus que 3 vêtements neufs par an...

Savez-vous que nous achetons en France 40% de produits mode en plus qu’à la fin des années 2000 ? Et que dire des 100 milliards de vêtements vendus à travers le monde chaque année ? Frénésie de mode ? Diktat de l’influence ? Peur de manquer ? Pas nécessairement car en parallèle de cette consommation exponentielle, nous conservons lesdits vêtements moitié moins de temps qu’avant.


Force est de constater que nous consommons beaucoup de produits moins qualitatifs, donc moins résistants, donc rapidement éjectés de nos garde-robes déjà pleines à craquer. Nous ne portons en général qu’un tiers de la richesse détenue dans nos placards, sans parler des vêtements achetés et jamais mis, car pas adaptés ou trop peu qualitatifs. Autant dire que nous avons de sérieux progrès à faire si nous voulons réduire l’impact environnemental et social si souvent décrié de l’industrie de la mode.


Plusieurs équipes de recherche se sont penchées sur le sujet et ont émis des hypothèses de garde-robe idéale et de nombre de produits détenus pour varier les plaisirs et répondre aux différentes situations et activités qui se présentent à nous. Elles évoquent aussi la cible de 3 à 5 produits neuf achetés par an pour envisager un impact "acceptable" de la mode. L’Hypothèse de futur a opté pour la solution la plus contraignante et explore, comme chaque mois, les conséquences et les opportunités qu’une telle situation pourrait déclencher.


Un bouleversement profond de nos habitudes mais aussi de toute l’industrie. Ce ne sont pas moins d’un million de personnes dans le monde qui travaillent dans cette filière. Si on produit moins de vêtements neufs, il va falloir trouver d’autres alternatives pour faire vivre toute cette population et pour permettre au consommateur de s’amuser encore avec ses vêtements.


Recyclage, réparation et réemploi sont les fidèles compagnons de réduction. Dans notre cas, ils vont ouvrir un champ des possibles extrêmement séduisant en redonnant un souffle à la créativité de chacun pour customiser, upcycler et transformer ses vêtements.


Ils vont aussi jouer sur les stocks de textiles déjà existants, invendus, jetés, oubliés dans un placard, etc. Nous pouvons ainsi éviter d’extraire et exploiter des ressources pour produire des matières vierges. Nous pouvons tout simplement réparer, acheter en seconde main, louer, prêter, échanger, partager, etc. Toute une gamme de services à envisager en lieu en place de la production classique.


L’enjeu mérite de se pencher sur nos habitudes de consommation de mode et de commencer à se demander si nous avons encore besoin de ce énième vêtement ou si nous ne pouvons pas trouver son homologue dans un circuit de fabrication alternatif plus vertueux.


Nous pouvons aider tous les modèles économiques novateurs de la mode à émerger et se développer de façon pérenne.


Alors prêts à vous poser quelques questions qui grattent avant d’acheter ?




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