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  • Valérie CAILLIEZ

Pourquoi développer la culture de la curiosité ?



Comment faites-vous pour vous y retrouver dans ce monde en plein changement ? Quelles sont vos ressources pour anticiper les transformations ? Quel est le moteur de votre innovation ?


Autant de questions qui m’amènent à parler de culture de la curiosité. Curiosité de quoi direz-vous ? N’a-t-on pas appris que la curiosité était un vilain défaut ? C’est vrai qu’avec un adage pareil, difficile d’oser poser des questions. Je reconnais que dans la sphère privée, l’intrusion peut être mal venue mais dans la vie professionnelle, elle constitue une qualité indéniable pour générer de nouvelles idées et innover à bon escient.


Nous ne sommes jamais assez curieux de nos clients. Essayer d’identifier leurs besoins, de décoder leurs comportements, de se mettre à leur place est extrêmement utile pour imaginer de nouvelles solutions ou simplement pour mieux les connaitre, tisser de bonnes relations, gagner leur confiance, les fidéliser.


Nous avons besoin de développer une certaine curiosité du marché dans lequel nous évoluons pour mesurer la concurrence, détecter les nouveaux entrants, repérer les forces en présence, nous positionner, adopter un code ou décider de le casser.


S’ouvrir à la technologie et aux solutions nouvelles qui arrivent sur un marché est une forme de curiosité qui peut nous aider à ne pas rater un virage important ou simplement à mieux piloter une activité, décider d’un investissement ou choisir un partenaire.


S’informer sur les besoins, habitudes, aspirations, goûts de ses collègues et collaborateurs n’est-il pas le propre d’une équipe qui connait ses talents, sait s’ajuster pour le bien d’un projet, facilite l’émergence de son intelligence collective. Sans ingérence bien entendu.


Explorer le futur, essayer de comprendre les forces de transformation à l’œuvre, mettre en perspective les évolutions est aussi une curiosité fort utile pour bâtir une stratégie à moyen et long terme, se préparer à être prêts et éviter de subir les événements.


Nos armes les plus intéressantes sont les questions que nous posons, les lectures et les écoutes que nous faisons, les rencontres et les découvertes que nous vivons. Même si cela demande parfois un effort de raisonnement ou de diplomatie, même si nous devons sortir de notre univers confortable pour en découvrir un autre, même si cela nous demande d’y consacrer un peu de ce temps si précieux.


Pensez-vous toujours que la curiosité soit un aussi vilain défaut que cela ?

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