top of page

Expert IA, moi ? Pas vraiment

  • Photo du rédacteur: Valérie CAILLIEZ
    Valérie CAILLIEZ
  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

« Expert IA. » Le titre circule vite. Il se colle facilement sur un profil, s’agite dans les conférences, s’affiche en signature de mail. Depuis quelques années, le secteur produit de nouvelles expertises dont personne ne sait encore très bien ce qu’elles recouvrent vraiment.


Moi ? Je suis technophile depuis le début. J’ai adopté ChatGPT très tôt, Midjourney pour les images, puis Dall-E en parallèle. Le Chat et Seelab par conviction souverainiste, parce que je préfère, quand c’est possible, des solutions françaises ou européennes. J'ai tenté Gemini pour les analyses, CoPilot et Noota pour retranscrire les visioconférences. Bref, j'ai testé des outils. Depuis quelques semaines, je travaille avec Claude et son option Cowork pour comprendre l’agentique et me frotter à l’automatisation.


Est-ce que ça fait de moi une experte IA pour autant ?


Mon angle n’est pas là. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas la maîtrise de l’outil pour lui-même. C’est le recul sur l’usage. Questionner les limites. Comprendre ce que ça change vraiment à nos façons de travailler, de penser, d’accompagner. L’IA oui, mais pas n’importe comment, pour n’importe quoi. Et certainement pas en sacrifiant la souveraineté de ses données sur l’autel de la praticité.


Il y a quelques semaines, j’ai remporté un appel d’offre pour accompagner des offices de tourisme dans l’adoption de l’IA. Ça fait six ans que je travaille avec ce secteur. Je connais ses contraintes, ses cultures, ses freins, ses enthousiasmes. Ce qui a fait la différence dans ma proposition, ce n’était pas une liste d’outils, ni un catalogue de prompts optimisés. C’était une approche pragmatique et questionnante sur les usages réels : une méthode, un recul, une connaissance du terrain.


Est-ce que ça change quelque chose de savoir utiliser ChatGPT ? Bien sûr. Mais est-ce que ça suffit pour accompagner une équipe dans un changement de pratiques aussi profond que celui-là ? Est-ce que la longueur de la liste d’outils maîtrisés est vraiment le bon indicateur ?


Mon écosystème IA s’est construit autour de personnes qui partagent cette même curiosité critique : Lydie Catalano, Flavien Chervet, Nathalie Dupuy, Emmanuel Donati, Stéphane Gallieni et plus récemment Elodie Hughes. Des praticiens lucides, pas des évangélistes forcenés.


Un angle d’approche qui m’amène à réfléchir avec mon acolyte Catherine Champeyrol à un jeu pour la collection jeuxdenjeux. Mais c’est une autre histoire que je vous raconterais plus tard.


Alors, experte IA ? Pas vraiment. Quelqu’un qui sait s’en servir, qui en questionne les usages, qui préfère la lucidité à l’enthousiasme ? Ça, oui.


Et vous, comment vous définiriez-vous face à l’IA en ce moment ?

Commentaires


bottom of page