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  • Valérie CAILLIEZ

Et si tout se réparait...



Avez-vous déjà acheté un produit réparé ou fait réparer l’un de vos produits ? Avez-vous déjà réfléchi à la réparabilité d’un produit lors de son achat ?


Selon les cas, réparer un produit peut allonger sa durée de vie de 50 à 100% et acheter un produit réparé par rapport à un produit neuf équivaut à diviser par 5 à 10 son impact environnemental. Même s’il existe des disparités importantes selon les catégories de produits, cela ne vaut-il pas la peine de se pencher sur le sujet ?


Bien sûr, tous les produits ne sont pas égaux. Tout dépend de l’indice de réparabilité. Le produit est-il démontable ? Avons-nous accès aux composants pour le remettre en état ? Les compétences attendues existent-elles ? Est-il d’une qualité suffisante pour supporter le poids de la réparation ? Autant de questions à se poser aujourd’hui lors de l’achat d’un produit mais aussi et avant tout lors de sa conception. Il ne suffit plus de créer un produit mais bien d’imaginer ses différentes existences avant sa fin de vie.


De nombreuses initiatives coexistent pour nous inviter à réparer nos produits ou à consommer des produits réparés. De nouveaux acteurs émergent comme Les Réparables ou Tilli dans le vêtement ou de plus anciens redynamisent certains pans d’activité comme Mister Minit et la cordonnerie. Certaines enseignes, comme Darty ou Leroy Merlin, ont institutionnalisé la réparation pour aider notre quotidien.


De nouveaux métiers voient le jour comme avec les Répar'acteurs, d’autres renaissent de leurs cendres comme la couture réparatrice. Ils acquièrent de nouvelles lettres de noblesse et suggèrent des voies de formation différentes comme avec le Fashion Green Hub et ses formations inclusives.


Il existe aussi de nombreuses plateformes en ligne pour trouver les tutoriels utiles et les composants indispensables si on veut s’attaquer seul à la remise en état. Pensons à Green Bobine par exemple, qui propose des kits de couture pour transformer un trou en broderie sympathique. Sans oublier les ateliers dans les tiers-lieux, boutiques ou cafés engagés, pour acquérir de nouvelles compétences et partager ses trucs et astuces.


Le marché évolue vite et le bonus réparation proposé par l’Etat est plutôt incitatif.


Cette nouvelle Hypothèse de futur explore les conséquences et les opportunités apportées par la réparation. Comme chaque fois, elle n’est ni exhaustive, ni détentrice d’une quelconque vérité. Elle vient questionner nos habitudes et suggérer d’autres voies. La réparation est un enjeu majeur pour l’environnement et avec elle l’écoconception des produits pour la favoriser.


Toujours pas envie de réparer un produit ? Laissez-vous tenter.




 


 


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