VIVATECH.IA
- Valérie CAILLIEZ

- 20 juin
- 2 min de lecture

J'y allais pour voir des robots. J'ai surtout nagé dans un bain d'IA.
Les deux sont tellement imbriqués aujourd'hui que la frontière n'a plus vraiment de sens. Les humanoïdes que je voulais observer ? Tous pilotés par de l'IA physique. Ce sont les deux faces d'une même mutation. Et ça avance très vite.
Ce qui m'a surprise aussi, c'est l'ambiance. Au-delà de la foule dense dès le 1er jour, Vivatech n'est pas Global Industrie. La robotique y est moins rigide, moins centrée sur l'automatisation à grande échelle et davantage sur la polyvalence. On ne cherche plus à remplacer une ligne entière par une machine dédiée, mais à avoir un robot capable de s'adapter à plusieurs tâches dans un même environnement. Ce glissement est plus important qu'il n'y paraît.
Et les cas d'usage commencent à être sérieux. Wandercraft travaille avec Renault sur des chaînes de production automobile, mais aussi avec La Poste sur de la logistique. Ce n'est pas de la démo de salon pour les réseaux sociaux : ce sont des environnements industriels réels, avec des contraintes réelles. PAL Robotics, de son côté, propose des robots capables d'atteindre des hauteurs que beaucoup de leurs concurrents ne couvrent pas, ce qui ouvre des possibilités concrètes en entrepôt ou en atelier. Quant à Genesis, ce qui a retenu mon attention, c'est la précision du geste, une dextérité et une souplesse du toucher qui rapprochent ces machines de ce qu'on pensait réservé aux mains humaines.
Et ce sont des acteurs européens, parfois français. Dans les conversations actuelles sur la souveraineté technologique, ça compte. D'autant que les géants du secteur, Unitree, Agibot, Booster Robotics, étaient également présents et faisaient le show avec leurs robots.
Pour ces déploiements industriels solides, on parle de 2028-2030. C'est demain.
Ce qui me préoccupe davantage que les robots eux-mêmes, c'est ce qu'ils impliquent en amont : une (re)mise à plat des process, une réflexion sérieuse sur les compétences nécessaires pour piloter tout ça, une vision claire de ce qu'on veut vraiment automatiser et pourquoi. La pénibilité et les tâches répétitives, c'est la partie visible. L'organisation du travail qui se redessine derrière, c'est le vrai chantier.
C'est ça qui rend le sujet aussi passionnant.
Et vous, avez-vous déjà un projet robotique en tête dans votre secteur ?

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