Épisode 5. Série 2026 : la curiosité en entreprise
- Valérie CAILLIEZ

- il y a 2 jours
- 2 min de lecture

« Sans curiosité, l’IA ne sert à rien »
Ce n’est pas une formule provocatrice pour un titre. C’est ce que j’observe, semaine après semaine, dans mon quotidien et dans les accompagnements que je mène auprès d’équipes qui adoptent ces outils.
L’IA répond. Toujours, vite, avec une fluidité qui peut impressionner. Mais elle répond à ce qu’on lui pose. Et ce qu’on lui pose dépend entièrement de ce qu’on cherche vraiment à comprendre.
Posez une question générique : « rédige-moi une synthèse sur les nouvelles pratiques touristiques. » Vous obtenez une synthèse générique sur les nouvelles pratiques touristiques. Correcte. Bien structurée. Et à peu près identique à celle que n’importe qui d’autre dans votre secteur pourrait obtenir en posant la même question. Et tellement casse-pied à corriger quand c’est un travail d’étudiants…
Posez une question curieuse, nourrie d’une connaissance précise de votre terrain, d’observations accumulées, d’une vraie envie de comprendre où quelque chose cloche, où un angle n’a pas encore été exploré, et vous obtenez quelque chose de différent. Quelque chose qui vous appartient.
La curiosité, c’est la différence entre ces deux requêtes. Ce n’est pas une compétence technique. C’est une posture : l’envie de ne pas rester à la surface, la tolérance à l’incertitude, le réflexe de questionner une réponse même quand elle semble satisfaisante.
C’est aussi ce que j’observe dans les difficultés d’adoption de l’IA. Ce n’est pas souvent un problème d’outil. C’est un problème de question. Les personnes qui n’arrivent pas à tirer de valeur de l’IA sont souvent celles qui ne savent pas encore très bien ce qu’elles cherchent. Pas parce qu’elles manquent d’intelligence : parce qu’elles n’ont pas encore cultivé ce réflexe de curiosité.
Et la bonne nouvelle, c’est qu’on peut se former à la curiosité. C’est le pari de cette série sur la curiosité en entreprise depuis le début de l’année.
Cinquième volet. La curiosité et l’IA : un couple qui ne fonctionne que si les deux parties jouent vraiment le jeu.
Et vous, qu’est-ce qui guide vos questions quand vous interrogez une IA ?

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