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Et si survivre voulait dire autre chose que tenir ?

Photo du rédacteur: Valérie CAILLIEZ
Valérie CAILLIEZ
il y a 11 heures
4 min de lecture

Événement "SURVIVRE"-La Ficelle Club Business-9 octobre 2026


« Demain il fera jour. » « enVie. » « Vivre au-delà. » « Envie de sérénité ».


Quatre mots écrits sur du kraft et collés au mur d’un auditorium, vendredi dernier à Lyon, quand Anne-Céline Eydan et moi avons demandé aux quatre intervenants de la Ficelle : quel mot vous représente le plus ?


La Ficelle Club Business avait choisi de dire SURVIVRE, un mot un peu provocateur. Les membres voulaient parler des difficultés du moment et des questions que les entrepreneurs se posent sur l’avenir. Les crises s’empilent, le monde change vite, très vite. Comment continue-t-on ?


Pour y répondre, nous avions invité quatre personnes. Elles ont captivé une salle pleine, avec quatre-vingts personnes très attentives aux petites péripéties que nous leur avons fait vivre. 


Quatre façons de se remettre en mouvement


Nora Pourcher a raconté son accident, le parcours du combattant qui a suivi, les épreuves, les essais, les erreurs, les avancées, sa volonté mise à rude épreuve avant qu’elle n’accepte de lâcher prise. Un récit sincère, qui a gagné la salle d’une empathie communicative.


Patricia Acensi-Ferré a partagé avec simplicité ses questionnements sur sa maladie, sa guérison, la résilience, et le recul qu’elle a pris depuis. On a suivi son cheminement de pensée et compris comment il a fait évoluer ses actions.


Yves Dubief a revécu l’histoire dramatique de son entreprise en 2000, l’enchaînement des difficultés qui ont suivi et la détermination de reconstruire plus fort, plus moderne, plus adapté, sur le même territoire, avec et pour ses équipes ; de quoi éclairer ses choix depuis : toujours plus de robustesse.


Olivier Hamant nous a fait regarder le vivant, qui ne sacrifie pas le collectif à l’individu mais s’adapte sans cesse, vulnérable et résilient face aux attaques fortuites des éléments ou plus massives de l’humain. Quelques clés pour parler de robustesse et envisager des bifurcations possibles de notre système.


Ensemble ils ont parlé de performance, individuelle et collective, puis de celle des entreprises, qui peut déraper vers des extractions et des exploitations dangereuses quand elle dépasse la juste rentabilité. Le parallèle avec la fragilité des écosystèmes est vite venu : pour survivre aux changements à l’œuvre, il faut de l’adaptabilité, donc de la robustesse.


Sans devenir politique (ce n’était pas le lieu), le débat a soulevé des questions de société et de choix individuels. Que faire pour que le bien commun qui nous rassemble continue de nous nourrir demain ? Que faire de l’inconfort, de l’anxiété même, que génèrent des transformations aussi intenses et rapides ? Où commence la performance, où s’arrête la robustesse ?


Ce que le public a fait


La salle n’est pas restée spectatrice. Chacun avait reçu un papier de couleur, et l’a levé pour répondre à trois questions. Chacun a écrit, sans signer, ce qu’il sait intenable dans son propre modèle et n’a toujours pas changé. Certains ont posé des questions à nos intervenants. À la fin, chacun a accroché à notre arbre une offre ou une demande d’appui. La ficelle se tire dans les deux sens.


Petites anecdotes, juste pour vous.


Nous avions décidé de jouer avec nos vêtements pour suivre l’évolution des échanges et passer du sombre au clair. Anne-Céline et moi avions empilé les couches de vêtements avant de retirer, étape par étape, un foulard, une veste, une jupe ou une robe. Les membres du club ont joué le jeu et l’effeuillage collectif nous a bien amusées.


Nous voulions un arbre pour symboliser le lien, clin d’œil à celui que nous avons fait grandir à l’écran :  jeune pousse comme dans le visuel de l’évènement puis bel arbre en fleurs abritant une ville verdoyante et pleine de vie (merci ma copine IA). Mais un arbre, même en carton, c’est grand. Une fois commandé, le transporter est devenu le casse-tête du jour. Il aura connu la voiture de Franck Bercegeay à l’aller et les transports en commun avec Thomas Ruffier au retour. Un arbre voyageur en somme.


Même notre buffet était dans le thème du jour avec son carburant de survie, son poste de ravitaillement, son réveil du survivant, ses munitions énergétiques, ses galettes du camp de base et autres déclinaisons imaginées par Cécilia Charrié.


Merci


Cette matinée n’aurait jamais eu lieu sans le travail préparatoire réalisé avec Valérie Bogaert, Anaïs Josserand et Florence Cottin-Perreau. Elle n’aurait pas été aussi accueillante sans le partenariat d’Allianz et l’aide de Thomas Cavoli, ni sans Bérangère Sisteron, Marie Bultingaire et Florence Cottin-Perreau pour la réception de nos participants.


Elle aurait été moins spectaculaire sans le son et la lumière orchestrés par Franck Bercegeay, moins vivante sans les jeux d’écriture de Valérie Bogaert, moins rigoureuse sans le minutage serré d’Anaïs Josserand. Et moins gourmande sans le buffet de Cécilia Charrié et les boissons d’Anaïs. Sans nos photographes du jour et surtout Sarah Gelin-Carron, vous n’auriez pas d’images. Sans la communication menée avec Armelle Navaranne, Anne-Céline et moi, vous n’auriez rien vu venir.

 

Rien de tout cela sans tous les membres de la Ficelle, qui ont suivi chaque avancée du sujet, débattu de l’angle d’approche, des invités. Ni sans son président Jean Michel, qui a présenté notre philosophie si particulière : faire des choses sérieuses sans se prendre au sérieux. Ni sans son trésorier, Christophe Chaussende, qui nous a permis de régler nos fournitures parfois loufoques, comme un arbre pour créer du lien.


C’est bien le collectif qui assume l’organisation d’un tel événement, et nous a sortis, nous aussi, de notre zone de confort, le temps d’une matinée.


Et vous, qu’est-ce qui vous a permis d’avancer la dernière fois que le sol s’est dérobé ?



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